jeudi 26 août 2021
L'INTERPRETATION DE L'EVEIL DANS LA NON DUALITE MAINSTREAM PEUT LIMITER L'AVENTURE DE LA CONSCIENCE.
vendredi 16 juillet 2021
EFFORTS ET NON EFFORT dans une spiritualité de l'évolution consciente de la conscience.
Si le point d'achèvement de la recherche spirituelle est la réalisation de la vacuité, celle-ci prendra place sans effort de notre personne. Il est là, Le Soi véritable, notre essence, sans effort, présent en tout point de la conscience.
Mais à la lumière du Soi, lui-même, tant qu'il y aura désir, rétrécissement de notre attention à un individu désirant, un effort demeurera nécessaire pour revenir à ce que nous sommes.
La fin de la recherche spirituelle n'est pas la fin de l'aventure spirituelle. La découverte du Soi n'est pas la fin de l'évolution auto-créatrice de ce Soi.
Un effort est juste un désir personnel allant à l'encontre d'autres désirs.
En quel sens revenir au Soi auto-créateur sera alors l'objet d'un effort ? C'est toujours un désir ou une flamme d'aspiration personnels qui nous feront remonter un courant en sens contraire du désir qui ne faisait que nous extérioriser et ne plus participer pleinement à la vie créatrice.
Mais l'effort personnel de l'amour du divin, c'est se remettre disponible à une joie sans objet au lieu de s'enchaîner à un effort pour obtenir un plaisir fugitif ou une frustration. L'effort personnel d'apprendre à aimer, à reconnaître le chemin de l'amour du divin qui s'aime à travers nous mène à la dimension créatrice de l'amour et nous libère de ses perversions consommatrices.
Pour l'ascète, la solution est de ne plus agir : l'ascète ne veut rien que le Soi éternel et ne plus rien désirer sauf le silence et l'immobilité du Soi.
Ici, il ne s'agit pas d'éradiquer le désir et son énergie vitale. Si le Soi a produit le monde et le désir, si le Soi est le monde et s'exprime au travers du désir, nous aspirons à devenir plus conscient de notre participation à l'autocréation du soi. Nous aspirons à soumettre nos désirs à une évolution créatrice. Il ne s'agit plus d'agir seulement pour la satisfaction de cet individu que nous sommes, y compris en désirant l'ascétisme, mais il s'agit vraiment dans la liberté d'être de participer de plus en plus fluidement et intégralement à l'action du Devenir.
Si, dans l'Être, nous sommes le Soi universel et dans le Devenir, nous sommes une âme, une individuation du Soi sans mélange, qui aspire, il y aura de moins en moins d'effort personnel. Car alors c'est la force vraie et fondamentale du Devenir, l'intelligence évolutive qui agira dans sa continuité intrinsèque avec cette flamme d'aspiration de l'âme.
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dimanche 13 juin 2021
L'ÂME DU DESIR SELON NIRANJAN GUHA ROY
L’animal redoutable, rusé, puissant, inlassable court dans les
artères, les veines, les nerfs, dans tous les organes de notre corps.
Toutes nos sensations, émotions, pensées, en somme toute notre
conscience et par conséquent toutes nos actions et notre relation avec
le monde tout est ouvertement ou subtilement teinté, perverti par cet
animal qu’on peut appeler l’âme de désir. Elle a tissé sa toile épaisse
et dure autour de l’âme véritable, l’être psychique. Si nous voulons
nous libérer de son emprise maléfique, fatale, il faut éliminer tous les
désirs mondains et aspirer uniquement à la lumière et à la paix, à
l’harmonie divine, aux trésors inépuisables de l’Esprit éternel. Chaque
désir apporterait dans son cortège luttes, violence, drames épuisants,
fatigue et déception cruelle. Laissons au Divin tous les soucis, toutes
nos aspirations, enfin l’accomplissement de notre vie. Dans sa sagesse
infaillible, Il nous mènera, à travers toutes les difficultés, tous les
dangers, les erreurs et les écueils, lentement mais sûrement vers la
Lumière, la Connaissance, la Joie, la certitude, la Présence souriante
du Divin. Le don de soi n’est pas facile à notre nature égoïste et
ignorante, mais la grâce qui répond à notre moindre appel accomplira ce
miracle. Au fur et à mesure que notre don de soi progresse, nous devenons
conscients de la Suprême Shakti comme la Mère divine qui entreprend la
transformation de la nature obscure, aveugle, humaine en une nature
progressivement divine. Le don de soi est le seul moyen d’émerger du
cauchemar de cette vie dans la paix et l’harmonie de la vie de plus en
plus divine.
Om namo bhagavate
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Niranjan Guha Roy - 2000
mercredi 17 juin 2020
LA DECOUVERTE DE L'AME SELON NIRANJAN GUHA ROY
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| Transparence de Niranjan Guha Roy |
Le texte lu :
dimanche 23 février 2020
LE CŒUR DOIT ETRE LE GUIDE selon Niranjan Guha Roy
Om Anandamayi, Chaitanyamayi, Satyamayi parame.
mardi 28 mai 2019
DON DE SOI SELON SRI AUROBINDO
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| Niranjan Guha Roy - L'heureux esclave de Dieu |
Sri Aurobindo, Lettres sur le yoga, volume 2, section 2.
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| Niranjan Guha Roy - Surrender |
samedi 4 mai 2019
L'EVOLUTION DIVINE, L’ÂME ET LE PRINCIPE DU GOUROU.
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| PEINTURE DE NIRANJAN GUHA ROY - VIBRATION SUPRÊME |
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| PEINTURE DE NIRANJAN GUHA ROY - LE BUT A ATTEINDRE |
Citation :
- "La relation entre Gourou et disciple n'est que l'une des nombreuses relations que l'on peut avoir avec le Divin et dans notre yoga, où le but est une réalisation supramentale, il n'est pas habituel de lui donner ce nom ; le Divin est plutôt considéré comme la Source, le vivant soleil de lumière, de Connaissance, de Conscience et de réalisation spirituelle, et tout ce que l'on reçoit, on le sent venir de là, on sent que tout l'être est remodelé par la main divine. C'est une relation plus grande et plus intime que la relation entre gourou humain et disciple qui relève d'un idéal plus limité. Néanmoins si l'intellect a encore besoin de cette conception mentale, qui lui est plus familière, elle peut être conservée tant qu'elle est nécessaire ; seulement ne permettez pas à l'âme de s'y attacher, ne laissez pas cette conception mentale restreindre l'afflux d'autres relations avec le Divin et de formes d'expériences plus vastes."
- Résumons :
- Ne donne pas ton âme au gourou, trouve-là pour être Offrande divine.
dimanche 14 avril 2019
FOI ET CROYANCES. DÉPASSER LE MENTALO-CENTRISME.
Le besoin de croyances revient à se crisper sur une identité. Ce besoin de croyances est un besoin d'adorer. Adorer c'est s'installer. Adorer ce n'est pas chercher un pur amour. Un pur amour initie toujours au fait d'entrer plus consciemment dans le libre jeu de la vie. Un pur amour n'enchaîne pas. Le mot foi doit être purifié de toutes les croyances. La seule foi dont nous avons besoin est la fidélité et la confiance dans un courant de vie libérateur et créateur, évolutionnaire.
Il y a dans cette foi purifiée l'intégration d'une saine relativisation de toute formulation mentale même la mieux démontrée et expérimentalement testée. Il s'agit bien d'une foi qui a réalisé la nécessité de l'intégration de la fin de la croyance exclusive en un quelconque grand récit parmi d'autres, de la quelconque adhésion à une théorie, une idée aussi généreuses soient-elle au dépend de toute autre considération.
Toute ligne mentale partisane aussi généreuse et humaniste soit-elle finira par montrer qu'elle embrouille une intelligence intuitive qui pourrait autant produire de clairvoyance de l'esprit que de clarté du cœur. Et toute tentative de produire une synthèse quoique plus ouverte pendant un moment finira par s’avérer une ligne partisane juste un peu plus subtile. L'intelligence intuitive seule rapproche notre volonté d'être plus amplement instrument de la vie créatrice et libératrice instant après instant.
Les postmodernes avaient la nostalgie des grands récits, ils aimaient à retrouver ceux des autres cultures et contestaient le progrès moderne qui pourtant avait sapé les monopoles des grands récits prémodernes. Ils risquaient de nier l'importance de l'expérimentation à force de vouloir mettre fin à la suprématie théorique de l'objectivité sur la subjectivité.
Quand notre foi libre des croyances admet que les grands récits ont des ressources expérimentales non duelles dont nous pouvons hériter sans nous y cantonner, elle est alors surmoderne. Car alors nous admettons l'existence de faits intérieurs.
Cette foi devient plus que surmoderne quand elle envisage la libération de la conscience mentalo-centrique. Elle découvre non seulement un immuable au-delà du mental mais aussi et surtout un devenir au-delà et derrière la conscience mentale.
Cette foi aime viscéralement le pluralisme. Un perspectivisme n'est pas un pluralisme car un perspectivisme est la défense d'une coexistence de perspectives qui au final tend à s’accommoder de toutes les régressions antimodernes.
La foi dans le pluralisme repose sur la foi en une unité du vivant non représentable, l'Un innombrable de la vie. La foi qui veut se purifier des croyances aime de plus en plus le pluralisme car elle aime le bouillonnement fraternel vivier des nouvelles harmonies de demain qui n'auront rien de belles synthèses rationnelles et seulement mentales.
Les antimodernes refusent l'évolution des espèces car ils n'apprécient pas leur entière appartenance au règne des êtres vivants, ils refusent l'ancêtre commun. Le postmoderne veut que l'évolution du vivant ne soit pas identifiée à la marche d'un progrès. La surmodernité avancée comprendra aisément que le choc de l'évolution consiste à ouvrir la possibilité d'un après l'homme, une conscience en devenir par delà l'action mentale.
La surmodernité réhabilite-elle alors le progrès moderne ? "Sur" peut signifier poussé à l'excès, il est alors synonyme d'"hyper". Le transhumanisme est du côté de l'hypermodernité. "Sur" peut signifier au delà. L'après l'homme a alors à voir alors avec la fin de toutes les croyances mentalo-centriques.
Les seuls liens possibles entre la conscience mentale et ce qui dépasse son MENTALO-CENTRISME sont alors les arts et la poésie à nouveau reconnus comme ouverture au surréel et non plus cantonnée à l'irréel.
Si nous prenons ceci au sérieux l'économie quantitative financière, l'hubris technoscientifique et la politique partisane sont des obstacles à ce dépassement évolutif. Ils sont aussi des conditions de la crise évolutive qui peuvent nourrir l'aspiration à les dépasser. Sous le règne de demi-vérités qui nourrissent le chaos et prolonge le vieil homme, la lumière de la foi de notre besoin d'être est nécessaire pour nous amener au pied de la lumière de demain.
jeudi 4 avril 2019
POUR UNE EDUCATION QUI SERT L'ÂME
mardi 26 mars 2019
KARMA YOGA AVEC SRI AUROBINDO
L’une des grandes utilités du travail est de mettre la nature à l’épreuve et de placer le sâdhak face à ses imperfections de son être extérieur qui autrement auraient pu lui échapper. Garder un travail aide à conserver l’équilibre entre l’expérience intérieure et le développement extérieur. Sinon, on risque de trop pencher d’un coté, de manquer de mesure et de pondération. De plus, il est nécessaire de poursuivre la sâdhanâ du travail pour le divin, parce que finalement elle permet au sâdhâk de faire passer dans la nature et dans la vie extérieures le progrès réalisé intérieurement et elle contribue à l’intégralité de la sâdhanâ.
Il peut être nécessaire pour un individu de se plonger dans la méditation pendant un certain temps et par là-même d’interrompre son travail ou de lui donner une importance secondaire ; mais ce ne peut être que dans certains cas individuels et pour une retraite temporaire. Une cessation complète du travail et le retrait total en soi-même sont rarement à conseiller ; ceci peut encourager un état trop excessif et visionnaire où l’on vit dans une sorte de monde intermédiaire d’expériences purement subjectives sans avoir de prise solide sur la réalité extérieure ni sur la Réalité suprême, et sans utiliser correctement l’expérience subjective pour créer un lien solide, puis l’unification, entre la Réalité suprême et la réalisation extérieure dans la vie.
On peut faire n’importe quel travail en le considérant comme un domaine d’application pour pratiquer l’esprit de la Guîtâ.
Par « travail » je ne veux pas dire l’action faite dans l’ego et dans l’ignorance, pour la satisfaction de l’ego sous la poussée du désir radjasique. Il ne peut pas y avoir de karma yoga sans la volonté de se débarrasser de l’ego, du radjas et du désir, qui sont les sceaux de l’ignorance. Je ne veux pas parler non plus de philanthropie ni de service à l’humanité ni de tous les autres buts moraux ou idéalistes que le mental humain substitue à la vérité profonde des œuvres.
Par « travail » j’entends l’action faite pour le divin - pour le Divin seul et rien d’autre. Naturellement, ce n’est pas facile au début, pas plus que ne le sont la méditation profonde et la connaissance lumineuse, ni même l’amour et la vraie bhakti. Mais comme le reste, le travail doit être entrepris dans l’esprit et l’attitude véritables, avec la volonté juste en soi, et toutes les autres choses viendront d’elles-mêmes.
En général les individus travaillent et vaquent à leurs affaires sous l’impulsion des mobiles ordinaires de l’être vital : nécessité, désir de la richesse, de la réussite, d’une situation en vue, du pouvoir ou de la renommée, ou encore besoin d’agir et plaisir de manifester ses capacités ; ils réussissent ou échouent selon leurs possibilités, leur puissance de travail et la fortune bonne ou mauvaise qui est la conséquence de leur nature et de leur karma. Quand on entreprend le yoga et que l’on désire consacrer sa vie au Divin, ces mobiles ordinaires de l'être vital ne peuvent plus avoir leur pleine liberté d’action ; ils doivent être remplacés par un autre mobile, principalement psychique et spirituel, qui permettra au sâdhâk de travailler avec autant de force qu’auparavant non plus pour lui-même, mais pour le Divin.
Tout devrait être fait tranquillement du dedans : travailler, parler, lire, écrire, comme faisant partie de la vraie conscience, non dans un mouvement dispersé et agité de la conscience ordinaire.
L’idée de grandeur ou de petitesse est tout à fait étrangère à la vérité spirituelle. Spirituellement rien n’est grand ni petit. Ces conceptions rappellent celles des hommes de lettres qui pensent qu’écrire un poème est un travail élevé et fabriquer des chaussures ou faire la cuisine est un travail petit et bas. Mais tout est égal au regard de l’Esprit et seul importe l’attitude intérieure dans lequel le travail est fait.
Il est exagéré de dire que l’on peut entrer dans le courant de la sâdhanâ que par le travail. On peut y entrer aussi par la méditation et par la bhakti, mais le travail est nécessaire pour entrer dans le fort du courant et de ne pas dériver vers la berge où l’on tournerait en rond.























