dimanche 7 avril 2019

LA TRANSPARENCE


Sans transparence de ce que nous sommes à ce qui est, comment être ouvert ? 
Pour voir une couleur, il faut être espace de vision ouvert et transparent. Pour entendre un son il faut un espace de silence ouvert. Pour sentir un goût il ne faut pas un palais occupé entièrement par son propre goût.

Mais cette transparence, elle est aussi nécessaire pour entrer en relation. Pour laisser l'autre être l'autre en nous et le comprendre, il ne faut pas que nous soyons plein de jugements, il nous faut une conscience transparente.

Voir la transparence de sa conscience c'est voir l'ouvert en nous et c'est cultiver notre cœur. Comment notre cœur pourrait s'emplir d'amour s'il est plein de nos réclamations, de nos désirs égocentriques, de nos frustrations, etc. ?

Et qui sait quelle découverte encore la transparence qui s'éclaire elle-même dans ses ténèbres lumineuses nous permettra de faire dans notre aventure spirituelle.

Mais on l'aura compris sans cette transparence pas d'aventure spirituelle, pas de cœur, pas de relation, pas de goût, pas de beauté sonore, pas de merveilleuses couleurs... Sans transparence un monde gris de petits désirs et misères plus ou moins égocentriques...

Mais comment réaliser cette transparence en nous et la laisser transparaître en nous ?

Un seul geste, retourne ton attention de 180 degrés m'a soufflé le philosophe Douglas Harding. 


Et ici à la source du regard que vois-je ?
La transparence du regard. Je suis tout Ouvert !

Mais c'est aussi la transparence en laquelle sont mes pensées, mes émotions, mes sensations.

Grâce à ce simple geste que je peux faire aussi discrètement de l'intérieur et aussi souvent que nécessaire, je vis aussi la relation dans cette transparence, dans cette simplicité.

Et vivant dans cette transparence s'est découvert le chemin de mon cœur. Là se produit vraiment ma seconde naissance, une naissance à l'aventure spirituelle...

Vraiment je remercie Douglas et ses amis de partager sans chichi le trésor de la transparence. Et à mon tour je vous le partage comme on me l'a simplement partagé.


jeudi 4 avril 2019

POUR UNE EDUCATION QUI SERT L'ÂME



J'adhère à l'évidence qu'un monde vivant pousse en ce moment même aux milieux des décombres du vieux monde dominé encore quoi qu'il en pense par la bestialité. Plus le temps passe, plus je sais que je vois surgir ce Monde nouveau si et seulement j'y participe. L'évidence de l'horreur du vieux monde fait partie des ruines. C'est même une impression de grisaille interne dépressive qui participe de l'auto-destruction du vieux monde. Le monde nouveau n'est vue qu'à partir d'une certitude de Joie sans objet qui accueille une force créatrice et transformatrice. 

Dans cette perspective et expérience spirituelle une évidence me saute aux yeux : l'éducation authentique n'est pas une sortie (ducere) hors de soi (e-) mais une initiation à soi c'est-à-dire une intégration de puissance de pensées, d'émotions (voire de sentiments) ou encore de capacités physiques répondant aux besoin d'une âme

Ici je croise les valeurs chrétiennes selon laquelle nous avons à rendre compte du développement de nos talents. Mais bien trop souvent les monothéistes confondent l'ego et l'âme. Et quand les gens de culture occidentale s'intéressent aux sagesses orientales ils confondent l'illusion égocentrique avec l'illusion d'être une âme. Ils ignorent la croissance de la personne dans la transparence spirituelle qui se découvrent à eux. Ils ignorent qu'expérimenter la  transparence spirituelle peut aboutir à expérimenter la présence d'un principe d'individuation, une dimension lumineuse de la transparence elle-même, comme un feu d'individuation unique de la transparence de l'esprit en nous.

La société du vieux monde ne connaît que des egos manipulables par leurs désirs égocentriques puisque foncièrement mimétiques et qui donc suscitent de la concurrence. Même la bonne conscience de ce vieux monde a cette mécanique. La société du vieux monde ignore tout de l'âme.

L'éducation véritable consiste certainement à permettre à une âme de ne pas se perdre dans les mécaniques des pensées, des désirs et des pulsions. Aujourd'hui la paresse, l'inertie l'emporte souvent faute de souligner un idéal d'évolution et de création. La spiritualité contemporaine avec la non-dualité nous donne d'échapper peu à peu à la mécanique. Mais quid du mouvement de transformation du monde ? L'ego n'est que le visage défiguré de notre âme quand pire malheur il n'en est pas la tombe où elle se tient étouffée dans le silence. L'éducation authentique est au service d'un principe d'individuation. L'individualisation avec son pendant individualiste, on connaît. Mais au fond cette individualisation c'est acquérir et réclamer le droit d'être reconnu dans la société. C'est parfois réclamer le droit d'être regardé et envié sans daigner voir la fausseté qui est en jeu dans ce qui ressort de la concurrence mimétique. Celui qui aime ses enfants ou le professeur qui se soucie de ses élèves travaille pour leur proposer ce qui leur facilitera de devenir ce qu'ils sont : il leur donne de quoi s'individuer en dehors des clous de la seule individualisation sociale. Un tel parent ou un tel professeur lutte parfois contre l'ego de l'enfant ou de l'enseigné pour en libérer l'influence de son âme. Le principe d'individuation qui au cœur de la conscience pure commande vraiment le devenir d'un individu quand il est uni intuitivement, mentalement, émotionnellement à cette conscience pure, cette transparence au fond de l'esprit.

Ceci commande même la manière dont parfois on peut introduire auprès d'un enfant ou d'un enseigné une manière de voir y compris par exemple la non dualité. Il s'agit juste d'une boîte à outils ou de moyens de partager une sensibilité (poétique) dont l'enfant ou l'enseigné peuvent user s'ils le désirent pour ne pas se faire engrener dans la mécanique. Il ne s'agit pas encore une fois de s'enfermer dans telle croyance mentale en niant telle possibilité ou au contraire en affirmant telle réalité sans en faire du tout aucune expérience. L'éducation ainsi entendue est clairement en opposition avec n'importe quelle attitude religieuse.

Plus on s'approche du continent perdu de l'âme, plus on peut aider les plus jeunes à trouver leur âme au cœur de l'humanité. Il ne s'agit pas d'une manière de penser mais d'une aspiration au cœur de la conscience pure, la transparence de notre conscience. C'est un monde paradoxal où la plénitude de la conscience se découvre un besoin poignant d'être, , une soif de conscience encore plus ample.

Le monde de l'âme, le monde psychique de l'individuation est vraiment libre du monde psychologique individualiste qui ne trouvera jamais de solution en lui-même. C'est une dimension spirituelle que l'éducation de demain devra sans aucun doute découvrir si elle veut s'accomplir.



VERS UN HORIZON LUMINEUX selon Niranjan Guha Roy




Vers un horizon lumineux


Qui a créé cet univers matériel, ces galaxies incalculables ! pas nous. Qui dirige les étoiles dans leur course précise ! Encore pas nous. Qui mène cette évolution terrestre, pas nous. Pourtant tout est tellement bien organisé, mais dans quel but ? Quel est notre destin !
Nous vivons dans cet univers infini apparemment éternel pour la durée d’une étincelle sans rien savoir du Mystère qui nous entoure. Le demain est incertain, tout change à tout moment. Dans ce flux perpétuel qui nous emporte on ne sait où, nous filons vers un avenir inconnu plein d’angoisse, d’illusion, de rêve et d’espoir.
Il y a pourtant un sentiment persistant sans raison d’une vie immortelle, comme si la mort n’arrête pas notre voyage dans l’inconnu, que nos efforts, nos souffrances, nos moments de bonheur, nos peines nous mènent vers un horizon lumineux, un eldorado. S’il n’y avait pas cette expérience inextinguible au fond de nous-mêmes, l’humanité aurait sans doute disparu depuis longtemps.
D’où vient cet élan magique qui nous donne l’envie indomptable de vivre malgré tant de dures épreuves ? C’est parce que l’Éternel, le Créateur unique est caché au fond de nous même. C’est Lui qui est notre âme immortelle et qui de Sa demeure secrète mène le jeu, dirige notre vie à travers nos naissances innombrables vers un eldorado réel, infiniment supérieur à la conception humaine même la plus fantastique. Nous vivons dans l’ illusion fatale de notre existence libre indépendante, comme si nous sommes les maîtres absolus de notre maison, de notre corps ! Quelle illusion quand même ! Nous ne pouvons pas empêcher sa décomposition avec l’âge et sommes accablés de mille et mille autres tristes incapacités.
Sri Aurobindo nous révèle que si nous pouvions être en communion avec notre âme intérieure en suivant le yoga intégral alors tout peut radicalement changer. On peut dire d’une manière beaucoup plus simple que si nous voulions collaborer avec notre âme et accepter sa direction totale sans réserve de notre existence, alors on émergerait dans une conscience lumineuse où il n’y a pas la moindre ombre, la moindre souffrance. Peut être que quand le moment sera venu notre âme ne cherchera pas notre autorisation, mais s’imposera bel et bien dans notre vie. Çà arrivera, ayons de la patience.

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Niranjan Guha roy




mardi 26 mars 2019

KARMA YOGA AVEC SRI AUROBINDO



Inclure la conscience extérieure dans la transformation est d’une importance capitale dans notre yoga ; la méditation ne peut pas le faire. La méditation ne peut agir que sur l’être intérieur. Le travail est donc d’une importance primordiale, mais il doit être accompli dans l’attitude juste et dans la conscience juste. Il est alors aussi fructueux que n’importe quelle méditation.

L’une des grandes utilités du travail est de mettre la nature à l’épreuve et de placer le sâdhak face à ses imperfections de son être extérieur qui autrement auraient pu lui échapper. Garder un travail aide à conserver l’équilibre entre l’expérience intérieure et le développement extérieur. Sinon, on risque de trop pencher d’un coté, de manquer de mesure et de pondération. De plus, il est nécessaire de poursuivre la sâdhanâ du travail pour le divin, parce que finalement elle permet au sâdhâk de faire passer dans la nature et dans la vie extérieures le progrès réalisé intérieurement et elle contribue à l’intégralité de la sâdhanâ.

Il peut être nécessaire pour un individu de se plonger dans la méditation pendant un certain temps et par là-même d’interrompre son travail ou de lui donner une importance secondaire ; mais ce ne peut être que dans certains cas individuels et pour une retraite temporaire. Une cessation complète du travail et le retrait total en soi-même sont rarement à conseiller ; ceci peut encourager un état trop excessif et visionnaire où l’on vit dans une sorte de monde intermédiaire d’expériences purement subjectives sans avoir de prise solide sur la réalité extérieure ni sur la Réalité suprême, et sans utiliser correctement l’expérience subjective pour créer un lien solide, puis l’unification, entre la Réalité suprême et la réalisation extérieure dans la vie.

On peut faire n’importe quel travail en le considérant comme un domaine d’application pour pratiquer l’esprit de la Guîtâ.

Par « travail » je ne veux pas dire l’action faite dans l’ego et dans l’ignorance, pour la satisfaction de l’ego sous la poussée du désir radjasique. Il ne peut pas y avoir de karma yoga sans la volonté de se débarrasser de l’ego, du radjas et du désir, qui sont les sceaux de l’ignorance. Je ne veux pas parler non plus de philanthropie ni de service à l’humanité ni de tous les autres buts moraux ou idéalistes que le mental humain substitue à la vérité profonde des œuvres.

Par « travail » j’entends l’action faite pour le divin - pour le Divin seul et rien d’autre. Naturellement, ce n’est pas facile au début, pas plus que ne le sont la méditation profonde et la connaissance lumineuse, ni même l’amour et la vraie bhakti. Mais comme le reste, le travail doit être entrepris dans l’esprit et l’attitude véritables, avec la volonté juste en soi, et toutes les autres choses viendront d’elles-mêmes.

En général les individus travaillent et vaquent à leurs affaires sous l’impulsion des mobiles ordinaires de l’être vital : nécessité, désir de la richesse, de la réussite, d’une situation en vue, du pouvoir ou de la renommée, ou encore besoin d’agir et plaisir de manifester ses capacités ; ils réussissent ou échouent selon leurs possibilités, leur puissance de travail et la fortune bonne ou mauvaise qui est la conséquence de leur nature et de leur karma. Quand on entreprend le yoga et que l’on désire consacrer sa vie au Divin, ces mobiles ordinaires de l'être vital ne peuvent plus avoir leur pleine liberté d’action ; ils doivent être remplacés par un autre mobile, principalement psychique et spirituel, qui permettra au sâdhâk de travailler avec autant de force qu’auparavant non plus pour lui-même, mais pour le Divin.

Tout devrait être fait tranquillement du dedans : travailler, parler, lire, écrire, comme faisant partie de la vraie conscience, non dans un mouvement dispersé et agité de la conscience ordinaire.
L’idée de grandeur ou de petitesse est tout à fait étrangère à la vérité spirituelle. Spirituellement rien n’est grand ni petit. Ces conceptions rappellent celles des hommes de lettres qui pensent qu’écrire un poème est un travail élevé et fabriquer des chaussures ou faire la cuisine est un travail petit et bas. Mais tout est égal au regard de l’Esprit et seul importe l’attitude intérieure dans lequel le travail est fait.

Il est exagéré de dire que l’on peut entrer dans le courant de la sâdhanâ que par le travail. On peut y entrer aussi par la méditation et par la bhakti, mais le travail est nécessaire pour entrer dans le fort du courant et de ne pas dériver vers la berge où l’on tournerait en rond.


samedi 23 mars 2019

PARLER D'ÂME






Parler d'âme est rare dans la non dualité. Mais il y a des spiritualités non duelles qui évoquent l'âme qui n'est pas à confondre avec l'ego. Dans la tradition néoplatonicienne il y a un principe d'individuation qui est une dimension de l'UN sans second, une émanation... Si le cœur est au cœur de nos spiritualités il y a un principe de communion de ce qui s'individue, et c'est ce principe d'individuation qu'il serait dommage de négliger. Ce principe d'individuation, ce "Je suis", ce Christ dirait un chrétien, a un chemin d'individuation pour chacun d'entre nous, une sagesse qui s'incarne dans l'évolution de notre personne. La sagesse c'est peut-être un éveil qui a du cœur et qui a une âme... L'éveil peut être pointé scientifiquement, universellement, impersonnellement, l'âme c'est une question de musique et de poésie. Il serait dommage de se priver d'une dimension du réel... A côté du transcendant de l'éveil, de l'individuation de l'âme, il y a aussi imbriqué le sens de l'évolution cosmique du vivant à laquelle participe notre corporéité... Le meilleur de l'ésotérisme chrétien qui interprète la Trinité sous un tel angle n'est pas sans intérêt spirituel à condition comme toujours de ne pas s'y enfermer... La non dualité en tout cas ne s'arrête pas pour moi à un certain néo advaita impersonnel de la transparence nue. Mais pour trouver notre âme, notre cœur véritable, notre amour le plus vrai pour le beau, le bien et l'être, il nous faut explorer et vivre en cette transparence nue. Pas d'âme sans cette présence à notre présence, sans la dimension essentielle de la transcendance transpersonnelle, un fond au-delà de tout, qui est aussi l'arrière plan de liberté de toute (la) personne, la liberté même de l'âme donc.



- Mais alors qu'est-ce que cette âme de l'éveil ?


C'est ton besoin d'être, c'est cette plénitude assoiffée dans ton cœur qui ne se contente pas d'une libération mentale et émotionnelle, c'est le fond de ton amour de Cela qui bascule dans Cela, c'est ce goût de l'aventure intérieure qui ne saurait ignorer un coin inexploré d'inconscient dans les ténèbres divines...


C'est le cœur de ton cœur sans plus aucun désir égocentrique,


C'est un pouce lumineux de silence poignant dans l'immensité silencieuse...



C'est le serviteur de la déesse dont la robe est l'univers.






mercredi 20 mars 2019

COMMENT SE RELIER À L'ÊTRE ?


C'est l'Être qui se rétrécit en une conscience centrée  sur mon ego ou qui l'élargit au-delà dans son immensité. Dans ce mouvement de l'Être ma volonté peut participer. Il y a des milliers de trucs pour participer à l'expansion de l'Être dans la conscience. Voici quelques uns que je pratique... 
1- J'aime retourner mon regard et voir qu'au dessus de mes épaules il y a une ouverture, que cette source du regard n'est pas le fait de ma personne. Et soudain ma petite personne s'élargit et se découvre le Soi de cette ouverture consciente. 
2- J'aime constater que le monde et le corps sont dans la conscience immense que Je Suis et non comme le croyait mon ego que nous sommes enfermés dans un corps temporaire perdu dans l'univers. 
3- J'aime constater que l'autre regarde cette ouverture en moi  qui l'accueille tel quel tandis que mon ego a tendance à toujours trouver l'autre trop ou pas assez. Moi-même je suis souvent comme un autre dans cette ouverture. Et je m'y sens accueilli et accepté tel quel. 
4- J'aime constater l'immensité de l'espace en passant à travers toutes les frontières mentales et en ne restreignant à aucune émotion, à aucun désir, etc. 
5- J'aime aussi laisser jaillir dans le silence les sons qui se font à l'intérieur des oreilles, un pss avec des iii... Parfois ils deviennent très intenses et sont sur fond du silence de l'Être, ce sont les sons qui lui sont peut-être le plus intimes. 6- J'aime m'ancrer dans la présence de l'Être en répétant un mantra ou une prière pour rester en sa présence. Et le mantra devient le rythme de la présence de l'Être. Je ne suis plus l'auteur de ce mantra. C'est le mouvement d'expansion de l'Être en moi. 
7- J'aime lui envoyer mes émotions non pas en pensée mais comme une énergie que j'offrirai à sa présence immense qui veille sur toute chose. Je lui envoie tout l'amour que je peux quand je suis conscient de sa présence ou dans son mouvement même d'expansion au delà de mon ego. Et de plus en plus souvent le petit moi disparaît dans la joie d'Être, car cet amour vers l'ouverture facilite une extase où le moi s'efface dans le cœur, sa transparence laisse place comme à un tunnel et au fond un petit soleil de lumière de joie qui exprime ici l'immensité de l'Être. 
Et puis 8- 9- et ainsi de suite. 
Car l'Être est immuable et il est toujours ouvert mais moi je ne suis pas toujours d'abord tourné vers lui... C'est bien dans le monde du temps que sa présence est perdue de vue... Vivre des expansions de l'Être toujours plus profondes dans la pensée, l'émotion, le désir et même le corps c'est vivre de moins en moins de temps oublieux de l'Être. Un amoureux aimé inconditionnellement n'a pas d'effort à faire pour mériter de l'amour mais rien ne l'empêche de mettre toujours davantage de sa personne dans son amour.


jeudi 20 décembre 2018

LE SAUT EVOLUTIF DE L'INTELLIGENCE COLLECTIVE RESTE A PARFAIRE.

La pensée systémique ouverte est entrée récemment dans l'histoire. Spinoza et Hegel sont certainement les deux premiers penseurs à saisir le monde dans une puissante saisie mentale interdisciplinaire ainsi que dans une certaine lumière intérieure. Ils produisent des systèmes de pensée. Hegel va plus loin que Spinoza en considérant une logique des systèmes de pensée avec une réinterprétation l'histoire culturelle, religieuse et philosophique.

Mais ce sont aussi peut-être parmi les derniers penseurs à posséder la connaissance intégrale des connaissances de leur époque.

Aujourd'hui cette connaissance encyclopédique est devenue impossible. On peut avoir une forte connaissance interdisciplinaire mais on est devenu incapable de tout embrasser. 

Dans ce monde de fractionnement des connaissances nous avons donc des experts. Mais leurs expertises est toujours limitées et ignore les objections de bon sens d'un bon connaisseur de champs de connaissances limitrophes.

Il semble donc urgent d'atteindre une intelligence collective capable de créer des interconnexions entre les savoirs.



Des méthodes nouvelles de communication renforce l'intelligence collective.




Pour aller plus loin il y a en fait deux directions : la justesse de l'expression qui permet l'individualisation de la créativité de chacun et la prise en compte de l'autre point de vue ; il y a la justesse de l'ouverture intérieur où soi et l'autre sommes l'expression d'un seul et unique champ de conscience.