vendredi 22 avril 2011

DEMOCRATIE ET SPIRITUALITE : LA NECESSITE D'UNE VISION SANS TETE.

A quelle tête appartient les corps qui sont là dans l'espace de perception ?
Aucune n'est-ce pas ?
L'espace de la perception n'est-il pas le fruit d'une lumière invisible et infinie ?
Ici nous voyons l'unité fondée en l'unique source de Lumière dont tous ces corps émergent. Et miracle nous voyons que chacun de ces corps peut manifester librement des autres cette source unique. Et quand le groupe en question prend conscience de Cela, il y a de moins en moins dualité entre entre l'unité fondée en l'unique source et la liberté, il y a des cœurs fraternels ouverts dans la vision.

Sous le couvre-chef qu'il soit képi, chapeau ou diadème, il n'y a plus de chef possible. L'appétit de pouvoir personnel est en vacances...

Dès lors la spiritualité d'une Vision sans Tête nourrit "égalité, liberté et fraternité".

LE REVENU MINIMUM D'EXISTENCE ET LA PROSTITUTION.

Jean Luc Godard dans son film DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS D'ELLE, 1966, affirme que la prostitution est inhérente à notre société :
Au départ de mon film, il y a une enquête parue dans le Nouvel Observateur. Or cette enquête rejoignait l’une de mes idées les plus enracinées. L’idée que pour vivre dans la société parisienne d’aujourd’hui, on est forcé, à quel que niveau que ce soit, à quel que échelon que ce soit, de se prostituer d’une manière ou d’une autre…
Et en effet même si on ne vend pas sa sexualité, on vend souvent dans nos sociétés son corps (on le contraint à des tâches dont il ne pourra se remettre) ou son âme pour survivre...  Pour beaucoup la prostitution est moins dégradante que la mendicité même auprès des institutions de l'Etat. Ce constat fait par Godard en 1966 est malheureusement encore plus vrai aujourd'hui en 2011.
Il y a une grande hypocrisie à criminaliser la prostitution sexuelle si on ne se donne pas les moyens de mettre fin économiquement à la prostitution de nos âmes. En fait on va pousser des personnes dans l'illégalité et les criminaliser pour le fait de survivre en vendant leur sexualité... 
Un Revenu Minimum d'Existence ferait barrage au moins à toutes les formes de la prostitution pour survivre.

MERE ET LE REVENU MINIMUM D'EXISTENCE.

« Dans ce lieu idéal, l'argent ne serait plus le souverain seigneur; la valeur individuelle aurait une importance très supérieure à celle des richesses matérielles et de la position sociale. Le travail n'y serait pas le moyen de gagner sa vie, mais le moyen de s'exprimer et de développer ses capacités et ses possibilités, tout en rendant service à l'ensemble du groupe qui, de son côté, pourvoirait aux besoins de l'existence et au cadre d'action de chacun »

jeudi 21 avril 2011

LA PEUR DES POLITIQUES DU REVENU MINIMUM D'EXISTENCE.


Un des effets majeurs d'un revenu minimum d'existence serait de mettre fin aux politiques centrées sur des intérêts particuliers. A vrai dire ce choix mettrait fin au clientélisme social de nos politiques.

Les éléphants socialistes accouchent régulièrement d'une souris programmatique car ils se contentent de satisfaire des intérêts liés à telle catégorie qu'il faut séduire électoralement. Ainsi ils promettent une forme d'allocation pour les jeunes qui n'ont ni accès aux jeunes aux bourses ni aux RSA ou RMI. Les dinosaures de l'UMP ne sont pas en reste en cherchant à porter leur attention sur la dépendance des personnes âgées. Il est évident qu'un tel revenu citoyen mettrait fin à toutes ces activités qui nourrissent les politiciens d'où sans doute le peu de succès que rencontre une telle orientation dans le monde politique.

REVENU D'EXISTENCE ET ABOLITION DE L'HERITAGE. SUITE.

C'est perpétuer la loi de la jungle et la loi du plus fort que de concevoir encore une société où l'on doit gagner sa vie. Imaginons que nous devenions individuellement immortel, ceci n'aurait plus de sens. Gagner sa vie fait partie d'une vision prisonnière de la survie. La dignité humaine nous commande de dépasser une vision fondée sur la survie.

Les aides telles que les bourses, la CAF, le RSA, les allocations chômage, les indemnités de la sécurité sociales, les allocations adulte handicapé, etc. aujourd'hui sont un premier pas vers ce dépassement de la survie mais elles restent toujours à quémander. La société vous culpabilise quand vous n'êtes pas capable d'assurer votre survie. On vous soumet à des dédales administratifs pour s'assurer que vous ne flouez pas l'Etat et donc la solidarité nationale. Cette humiliation vous ramène inéluctablement à l'idée qu'il est préférable de gagner sa vie. Qu'au fond pour gagner sa vie, il faut même être prêt à flouer l'Etat...
Un revenu minimum d'existence mettrait fin à un système d'exception : tous les citoyens seraient logés à la même enseigne en terme de droit à un revenu comme en terme de devoir  contribuer à la solidarité nationale.

Ce revenu ne serait pas fondé sur des richesses que nous ne possédons pas. il est normal aussi que ceux qui travaillent ne soit pas réduit à ne plus vivre à cause de ce revenu de solidarité à financer.  A vrai dire si nous voulons  aussi fonder un tel revenu sans recourir à des richesses que nous ne possédons pas l'Etat devra rembourser sa dette. Il est évident que l'abolition de l'héritage au sens ancien est nécessaire.L'héritage est un moyen d'assurer la survie de sa tribu dans la société moderne. Ne serait-il pas logique que l'héritage évolue au service d'une politique dépassant la survie égocentrique des individus et des familles ?

Investir l'héritage entièrement dans la solidarité nationale semble nécessaire.Et en retour chacun hériterait du fait de ne plus avoir à gagner sa vie.


Bien sûr l'égocentrisme en poussera un bon nombre à vouloir échapper à ce qu'ils estimeront une spoliation. Ne sera citoyen et n'aura accès qu'au service de l'Etat que celui qui ne triche pas par le biais des frontières dans la participation à la solidarité nationale.

dimanche 3 avril 2011

QUEL PRIX PAYER POUR DECOUVRIR LA GRATUITE DE LA SOURCE NON-DUELLE ?

L'enseignant spirituel contemporain de la non-dualité ou de l'évolution de la conscience n'hésite pas à se faire payer en monnaie sonnante et trébuchante. Ce serait compassion de faire payer car après tout autrefois tel sage ne laissait-il pas l'aspirant disciple plusieurs jours dans le froid et dans la neige avant de considérer sa demande favorable ? Jésus n'a-t-il pas tout simplement demandé à ses disciples de tout quitter pour le suivre ? Dieu n'a-t-il pas exiger d'Abraham le sacrifice de son propre fils ?

Dans notre monde où le bien le plus précieux est l'argent, l'enseignant spirituel partant de là n'hésitera pas à demander de l'argent pour s'assurer que les aspirants disciples sont investis et ne font pas du simple tourisme spirituel gratuit.

Voici pour l'argumentaire en faveur d'une rétribution de l'enseignant spirituel contemporain.

Toutefois Jésus quand il demande de tout donner et tout quitter ne le demande pas pour lui mais pour le Père. L'argent est donné aux pauvres. Lui et ses disciples sont en quelque sorte des mendiants itinérants à la manière de François d'Assise et de Claire. L'enseignant spirituel contemporain de la non-dualité ou de l'évolution de la conscience que fait-il de cet argent ? Est-ce pour lui ? En vit-il ? Ou le redistribue-t-il pour de justes causes ?

Pourquoi l'enseignant de la non-dualité et surtout celui de l'évolution de la conscience demande-t-il à tous le même sacrifice sonnant et trébuchant alors que pour l'un 100 euros ne représente rien et que pour l'autre c'est déjà énorme. Sa motivation n'est-elle pas simplement de gagner sa vie d'homme avec cet enseignement ?

L'évidence est que la source de ce qui est respire la gratuité. Ce qui est est sans pourquoi c'est-à-dire non relié à des intérêts. Ce qui est ne demande rien pour faire être ou laisser être en son sein quoi que ce soit. Ce qui est nous permet même de l'oublier et donc d'être sans gratitude pour lui qui pourtant nous donne à être. 

Pour rejoindre Cela ne devons-nous pas en redécouvrir la gratuité essentielle ?  Comment être vraiment en sa Lumière sans refléter cette gratuité essentielle ?
L'argent pour l'enseignement et pour l'enseignant ne risque-t-il pas de créer l'illusion que nous avons payé notre ticket d'entrée pour faire l'expérience de la source ? Sur un plan pédagogique le prix à payer qui n'est pas un prémisse du sacrifice total de soi attendu n'est-il pas contestable ?

  
L'enseignant de la non-dualité me dit qu'il n'y pas personne ici, moi je dis qu'il n'y a personne au centre mais encore quelqu'un à la périphérie qui a besoin d'être transformé. L'enseignant  de la non-dualité me dit que je n'ai rien compris mais lorsqu'il me demande son argent, je vois très bien qu'il y a encore quelqu'un pour être payé !!!! 

Je veux bien payer le prix maximum, c'est-à-dire renoncer à être au centre pour servir l'évolution de la conscience mais pour Cela même qui n'est que don. 

 

dimanche 27 mars 2011

QU'EST-CE QUE LA SPIRITUALITE INTEGRALE ?

Quand nous avons trouvé l'intangible, soudain il n'y a plus que Cela. Nous savons comment être détaché de tous les phénomènes. Les émotions et les idées et donc "ma" personnalité sont des phénomènes de la transparence consciente qui caractérise Cela.

Mais  libéré en Cela, comment sauver les phénomènes ? Car la crise morale, sociale, économique, politique, et écologique pose cette question avec force. Les spiritualités non intégrales voient dans cette question une trahison de Cela... Souvent les prêcheurs de la non dualité estiment qu'il suffit de s'abandonner  à la transparence consciente de Cela et tout ira pour le mieux. Quand on leur parle de sauver les phénomènes ils voient un retour à la petite personne qu'ils prétendent abolir alors que pourtant on la voit bien prospérer à la périphérie de leur expérience de Cela. 

Une spiritualité intégrale authentique se démarquera d'une telle posture car elle estimera qu'il y a de l'ignorance dans l'abandon des phénomènes à eux-mêmes. Une spiritualité authentiquement intégrale estimera qu'une spiritualité qui abandonne les phénomènes à eux-mêmes est une demi-vérité peut-être aussi nuisible sinon plus que l'ignorance de la personnalité ordinaire.

On ne sortira pas de l'ignorance avec une demie-vérité. Pouvons-nous trouver au cœur de notre expérience de Cela un courant dynamique qui suscite le renouvellement des phénomènes pour surmonter la crise criante qu'ils manifestent ?

Ken Wilber ou Hans Jonas parlent d'Eros. Andrew Cohen évoque un Soi authentique. Teilhard de Chardin décrit une convergence vers un point Oméga. Bergson nous découvre un Elan vital à la source de nos durées et qui renouvelle le vivant par son intuition créatrice. Sri Aurobindo et Mère font de la Shakti hindoue la source de la manifestation des phénomènes.

A vrai dire le détachement obtenu par la réalisation de la transparence consciente de Cela qui n'a jamais été autrement que Cela malgré toutes nos histoires personnelles est le point de départ d'une aventure spirituelle. Car notre individualisation va vraiment au-delà de l'égo dans la lumière de Cela  lorsqu'elle se découvre l'individualisation du courant dynamique du monde phénoménal. Après avoir réalisé que notre vraie nature est la transparence consciente de Cela nous commençons à réaliser par ailleurs qu'en tant que phénomène nous sommes un tourbillon du courant dynamique de Cela qui traverse et vivifie tous les phénomènes.

Grâce au détachement de Cela  peu à peu son mental personnel d'abord au service de ses désirs et de ses valeurs commencera à fondre dans une intelligence universelle encore impalpable mais qui seule est créatrice.

Dans une spiritualité intégrale authentique, le petit moi essentiellement consommateur et reproducteur par ses désirs est appelé dans la Lumière de Cela à s'élargir jusqu'à sa dissolution pour laisser place à un instrument individualisé de la source d'énergies créatrices.  La réalisation de Cela n'est donc que le début authentique de l'aventure spirituelle intégrale.