mardi 8 août 2023

FACE AUX PENSEES SPIRITUELLES QUI REFUSENT D'EMBRASSER L'ETRE ET LE DEVENIR.


La paix de Niranjan Guha Roy

Faire, faire... 
c'est mon ego qui s'affaire. 
Et puis un jour...

Tu me parles d'être. Être. Comment ne pas Être pleinement ?

Oui ! laisser faire dans la paix d'Être.

Mais tu m'as dit qu'il n'y a pas de demain dans l'éternel présent. Ce matin, je me suis levé et c’était un demain. L'homme qui se contentait d'Être vivait aussi un Devenir.

L'homme, en moi, qui se contentait d'Être restait bien l'un des usagers aveugles du désir.
Et c'est bien vrai, la plupart des désirs avancent sans avenir... une perpétuation à quelques variables de différence.

Ce n’était pas l'Être qui avait tué le Devenir, c’était un discours sur l'Être qui avait soigneusement failli l'évincer. Comme si au fond, tout au fond, tout devait continuer comme hier dans l'étroitesse de nos désirs indistincts et animaux pour la plupart. 
Comme si la cruauté humaine devait être notre lot d'espèce jusqu'à son auto-annihilation pour bientôt, avec à chacun son petit espoir de radeau familial, le tout dans la paix immuable de l'Être ! 
Comme si les espèces ne passaient pas, comme si l'affolement des données environnementales était sans valeur spirituelle pour une paix de l'Être qui aurait un peu de cœur !

Ce matin, je me suis levé et c’était un demain. L'homme qui se contentait d'Être vivait aussi un Devenir.
Comme, quand, hier, l'ego déniait l'Être, il y avait encore ce matin quelques attachements à des désirs bien humains, des petites étroitesses égotiques. Oui, car ce matin, la Joie était là assise dans mon cœur sur le trône de la paix de l'Être, et cela a été bien compris que même à la lumière intérieure de l'Être, de microscopiques bestioles grises dans leur ombre savaient soigneusement poursuivre leur route mortifère.

Cet homme-là, cette femme-là qui, en moi, clamaient l'Etre en étouffant le Devenir avait quelque affection pour la mort et souhaitait contagieuse sa fascination du néant. Il y fuyait ses problèmes. Il jouait double jeu, une fois je t'aime, et si tu ne m'aimes pas, je ne suis rien, ton pervers amour et le mien ne sont qu'illusion.

Ainsi, ce matin, laisser-être n'est plus pour moi, laisser-faire. 

Laisser-être l'aspiration à plus de lumière, de Joie, d'amour vrai, c'est laisser-être l'effort dans la paix du non-effort. Laisser-être le Devenir qui répond à cette aspiration, ce n'est pas laisser-faire parce que tout est parfait. Même si son matériau est parfait, sa première ébauche harmonieuse, l'artiste fera son œuvre de transformation créatrice, son effort d'aspiration à laisser-être en lui l'élan créateur du Devenir. Le tout est parfait de ce qui est ne l'empêchera pas d'aller puiser à cette autre conscience du réel que nous ouvre La Joie. 
Ce matin, je me suis levé et il y avait en moi un artiste exigeant qui cherche le défaut, l'incapacité, le manque d'être et non la montée à l'applaudimètre.

Mais le fond du fond du Devenir, ce matin, n'est pas dû d'abord au désir. La source du Devenir est la Joie ! non pas un joyeux mouvement émotif ou un plaisir intense mais une substance dorée et lumineuse de Joie, Ananda en sanscrit, Joie qui surabonde vers elle-même.

Paix de l'Ishvara, Seigneur Suprême, OM.
Unie à la Joie de Shakti, notre Divine Mère, OM.

Le but à atteindre de Niranjan Guha Roy

A ce sujet, on trouvera ici un message simple de Mère, Mirra Alfassa,  :

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