vendredi 29 août 2008

ASPIRATION.


Si j'ai la transparence du corps dans la vision du champ de conscience un, si j'ai un feu qui circule de bas en haut, si j'ai un point de lumière au-dessus de ma tête et un autre à l'intérieur de mon périnée qui se répondent, si j'ai entre les oreilles un son subtil quand un silence se fait, si j'ai une chaleur d'extase qui m'emplit le coeur, etc. je n'ai rien encore.

Car c'est toujours ma volonté, ma volonté ? Ce que j'appelle ma volonté n'est que mélange confus d'influences qui rendent encore le fil de ma volonté authentique indistinct malgré quelques efforts. Ce fil ténu ne s'est pas encore retournée vers la source pure. C'est toujours ma volonté, ce mélange opaque de besoin d'être et de désirs ordinaires qui ne s'est pas laissée dissoudre dans les profondeurs obscures de mon coeur. Ma volonté n'est même pas l'instrument de mon âme qu'elle devrait être pour être vraiment mienne. Ma volonté n'est rien encore de cette étincelle divine individualisée que je suis certainement, elle reste un reflet impur de moi-même même si l'aspiration à moi-même en tant que soumission à ma véritable volonté divine y est affichée.


Toutes les illuminations ne sont que vents tant que cette volonté n'est pas la volonté divine, mon vrai moi fils du Moi plus grand...


Toi ce feu de Conscience divine que je suis et dont je porte visiblement la présence en moi, aide moi à devenir moi-même tout en Toi !!

Donne moi d'emprunter sans peur le couloir du coeur et de trouver la porte où te tiens pour y frapper jusqu'à ce que Toi Tu veuilles que Toi et moi ne fassions qu'un...

samedi 12 avril 2008

QU'EST-CE QUE LA SPIRITUALITE ?

Celui qui est déjà conscient d'une recherche spirituelle sent qu'il ne fait que chercher à vivre en harmonie avec le courant de la vie. S'attachera-t-il à des images qui cherchent à personnifier ceci ? Il commence à percevoir que ceux qui n'ont pas sa démarche qui toujours reste relative doivent eux aussi malgré eux s'aligner sur le courant de la vie. Et il sait que lui comme ceux-ci n'ont des difficultés que parce qu'ils ignorent ou refusent ce que cherche à façonner le courant de la vie.
La spiritualité au fond n'est-elle pas qu'une manière de traverser des postures individuelles et collectives relatives afin de devenir authentiquement conscient de l'oeuvre du courant de la vie ?

Verrons nous enfin les milles mains miséricordieuses de la vie qui nous donnent la main dès lors qu'on lui rendra de l'intérieur celles qu'on voudrait les nôtres ?

mardi 11 mars 2008

UN BESOIN D'ETRE SOI N'EST PAS UN DESIR D'AVOIR POUR SOI.


Mon sentiment de moi-même ne recouvre pas tout mon esprit. Mon esprit est bien plus vaste que moi-même. Mon prochain m'offre un visage de mon esprit.

Et moi-même ? Qui suis-je lorsque enfin j'accepte la vastitude de "mon" esprit ?

Se raconter n'est pas se connaître, se raconter revient toujours à renforcer le personnage dans l'ignorance de sa vastitude. Se raconter revient toujours à nourrir une solitude inauthentique face à la sollicitude inhérente à notre esprit qui est comme un espace offert au non moi.

Mais qui a soif d'un je sans nom, libre de tous ses costumes, de ses diplômes, de ses assurances vies, ... ?

Qui a soif de cet endroit en nous où il y a un besoin d'être soi ?

Ce que la plupart entendent, c'est le désir d'avoir pour soi, pas le réel besoin de leur être enfoui sous les forces mimétiques, mémètiques, hermétiques...

Et pourtant ce feu de soi, ce besoin d'être soi qui parle en écho au coeur de tous les visages offerts dans l'unicité d'un seul esprit, est là comme le petit Prince dépossédé par ses régents. Il appelle, il appelle et parfois les costumes, le visage que l'on tend pour s'isoler de la transparente vastitude de l'esprit se relâchent. Sa voix est confuse mais le crépitement de son feu d'exigence tranquille qui a tout le temps devant soi et n'a que cet instant commence à s'entendre.

Si nos régences par des hasards significatifs déposent à ses pieds leurs appétits d'enfermer, d'avoir et d'user, c'est sa flamme de besoin qui s'entraperçoit dans le champ de conscience de l'esprit...

Désormais cela se creuse de l'intérieur comme une joie : ça creuse vers le vrai moi qui lui semble se savoir pleinement le fils d'un grand Moi dont la multitude des fils aspirent en choeur dans l'esprit. Lui sait qu'il n'est pas ce corps, qu'il n'est pas ce qu'il voit maintenant. Il y a un fil au-dessus du champ habituel de soi au sein de l'esprit et le besoin de soi croît par là jusqu'au fond de la mine du coeur où on reçoit un on-ne-sait-quoi qui n'enferme plus rien dans la folie d'une impossibilité proclamée.


mercredi 5 mars 2008

MAI 68.


Mai 68.
La dernière heures des utopies gauchistes ? Maoïstes, trotskystes et autres ...ismes poussent leur dernière flambée et tous tombent dans les flammes du capitalisme qui n'en finit pas d'agoniser...

Naissance de l'individualisme postmoderne sexe, rockn'rol et fric ? Oui mais le moi sans repère ne s'invente plus des réflexes moralistes et autres dérives droitières dont les protagonistes démentent eux-mêmes la fonctionnalité.


On oublie l'anarchiste mystique fouillant dans son passé les causes sordides de ses échecs en communauté ou même arpentant désormais les sagesses oubliées pour changer soi et le monde.
Les vestiges de mai 68 sont ce moment de l'Esprit où la parole était libérée, où quelque chose de l'âme pleurait à chaude larme une fois les derniers masques tombés.

Mais les masques collaient, des bouts étaient tombés et les protagonistes se sont laissés englués par de nouveaux prêts à penser. Ils viennent à la télé nous parler d'un moment de sincérité passé et cela sonne toujours faux quand son feu a été étouffé.


dimanche 24 février 2008

EVOLUTION DES MENTALITES ET ANIMALITE.


Où est l'homme ?
Les dimensions inséparables des pulsions animales sont celles de la sexualité, celles de l'appropriation de nourriture et celles de la reconnaissance par ses congénères d'un territoire.
L'homme postmoderne n'est-il pas ce même animal lorsqu'il consacre son temps au sexe, au fric ou à la recherche de renommée ?

Le surhomme qui vient surmontera certainement cette animalité : il aura enfin une âme maître de son animalité.

Y a-t-il une relation d'âme à âme possible si l'autre est d'abord un objet de satisfaction sexuelle ?
Y a-t-il une quelconque âme au sein du spectacle de la renommée ?
Y a-t-il une âme maîtresse de la richesse quand la richesse ne nourrit aucune forme de solidarité collective ?

mardi 19 février 2008

A QUELLE CONDITION TOLERER UNE NOTE ?


Les notes n'ont pas de sens pour une évolution consciente de la conscience.

Comment comparer deux individus si l'individualité n'est pas illusoire ? Et si il y a une universalité comment ne pas les mettre en les notant dans une illusoire concurrence alors qu'au fond ils expriment une seule réalité ?

La société actuelle exige qu'il faut estimer au moins grossièrement ce qui est su et ce qui n'a pas été appris dans un temps donné : elle veut qu'on note élève, professeur et ministre. Mais que vaut un examen et l'examinateur qui ne permettent pas de répondre à la demande d'aide de ceux qui ont échoué et qui veulent y réussir ?

L'importance donnée à la note confirme le fait que nous ne sommes pas dans une société solidaire dont le but est l'évolution consciente de la conscience de ses membres.


PROPAGANDE ET PUBLICITE POUR L'EVOLUTION CONSCIENTE DE LA CONSCIENCE ?


Il n'y a personne à convertir quand il s'agit d'évolution. Il faut faire grandir ce qui est déjà là. La vie seule poussera inexorablement les retardataires en avant.