dimanche 21 décembre 2025

Tout est le Divin. Encore faut-il le réaliser !

 


Tout est le Divin. Encore faut-il le réaliser !

La paix est le lit du fleuve de la vie. Réaliser la paix, c'est un grand pas vers le Divin. Mais ce n'est pas réaliser que tout est le divin.

Il y a toutes ces eaux du Devenir et c'est aussi cela le Divin.

Le grand fleuve de la vie nous émane, que nous y consentions ou non, que nous soyons conscient ou non. Tout est le Divin. Encore faut-il en réaliser le Devenir !

Car plusieurs courants forment ce grand fleuve. Le long des berges, il y a les marécages, où le marasme de la vie prédomine. Et il y a les courants tourbillonnants, on se croirait vivant mais on n'avance plus guère.

Et même si le Divin, ce grand fleuve de la vie, dévale sans fin, est-ce une poussée aveugle ? Un désir ou une surabondance de Joie ? Pour s'unir à Lui en son Être et son Devenir, encore faut-il découvrir Sa Vibration Originelle dont tout est l'écho.

Tout est le Divin. Encore faut-il que sa Vibration Suprême nous en livre concrètement la teneur ultime !

Aspirant sincère, relève le défi de la paix et au-delà du désir, tu trouveras la joie Divine, sa surabondance, l'Amour vrai.

Tout est le Divin, réalise-le en devenant l'heureux esclave de Cela qui Aime.

Tout est le Divin, réalise-Toi Reflet Multiple de Ta Vibration Suprême, Autocréation Surabondante de Toi-même.

Tout est le Divin, réalise-Toi humble Amour qui apprend à servir le véritablement Autre, la Nouvelle Création, qu'Il ne cesse de susciter en Lui-même, réalise-Toi humble Amour en Te faisant l'instrument de Ta Vibration Suprême.




dimanche 14 décembre 2025

L'heure divine de notre âme.



 Quand Jésus-Christ dit "comprenne qui pourra", il s'adresse à notre âme vraie enfouie tout au fond derrière notre ego en surface. 

Quand c'est l'heure de l'émergence de l'âme, c'est l'heure. Mère, cette dimension personnelle du flux autocréateur, crée les circonstances. 

Ce qu'on en pense, ce qu'on croit en surface, n'a alors pas beaucoup d'importance. Son émergence nous fera mieux penser, mieux voir au fil de sa croissance concentrée. Libre de tout le fatras de nos croyances de surface, une foi nue peut en être l'avant-garde. Ce sera un élan qui n'a aucune autre assise que lui-même vers un au-delà de tout notre monde d'humain actuel, vers au-delà de toutes nos compréhensions actuelles. Ce sera peut-être aussi comme un pressentiment de l'inespéré, d'une beauté inconnue qui nous est encore cachée. 

Par ici, rien qu'on puisse limiter, rien qui pourrait se réduire à nos conceptions les plus affûtées, à nos imaginations les plus belles.

Notre lumière spirituelle, l'ouvert de la conscience, si nous en avons une expérience, sera ressentie comme des ténèbres lumineuses, le lieu du mystère, le lieu d'aventure et de manifestation de la vérité de ce que nous sommes et de ce que nous allons devenir. 

Reconnaissons que notre œil intérieur se désenténèbre peu à peu. Notre sincérité, la lente harmonisation de que nous sommes, autour de ce que nous avons de plus vrai demande du temps. Car y compris ce qui nous semble le plus vrai demande à être clarifié, purifié. Que valent les enseignements de celui qui prétend voir parfaitement l'absolu, et qui en reste à un Soi impersonnel, et qui va-et-vient entre les désirs de son ego et son refuge de vacuité, sans soif d'être cohérent, en persistant en une tragi-comédie de visages encore imparfaits ? 

Des Lumières inconnues de notre essence se dévoileront, nous révélant à nous-mêmes, notre âme vraie simple et immortelle.

Faire la volonté du Divin seule n'est pas alors un projet vain ! Servir le divin en tout, devenir son instrument, en se désenténèbrant devient si prégnant. Ce n'est pas un perfectionnisme délirant. L'attrait de la petite flambée du plaisir qui parachève le désir satisfait décroît sur le chemin quand la Joie éternelle infinie condensée en un point se met à briller dans le feu de l'âme vraie.

Quand prenant racine en cette heure de Dieu, la spirale vertueuse de la spiritualité nous ascensionne de Joie en Joie, les ténèbres reculent en nous. Il devient si naturel d'aspirer à n'être qu'un heureux esclave de Dieu ! 

Oui, quand ce sera l'heure, ce qui rend difficile et discontinu ce mouvement de transformation sera surmonté, nous irons de plus en plus de beauté en beauté plus vaste et inattendue, de félicité en félicité plus profonde et plus intense. 

Nous passerons du temps de l'adversité à surmonter au temps des délicats ajustements de la réceptivité. 


Om Sri Aurobindo Om douce Mère


L'heureux esclave de Dieu par Niranjan Guha Roy