lundi 4 janvier 2010

L'IRRESPONSABILITE ENTETEE DU LEGISLATEUR FACE AU VOILE OU A LA BURQA .

Faut-il des lois sur le voile, la burqua ?

On pourra se demander pourquoi certains voiles religieux nous inquiètent plus que d'autres ?



Une loi ne s'occupe que de ce qu'il y a sur la tête.


Or tout le problème est ce qu'il y a dans la tête.


Notre législateur est un politicien qui veut vendre sa tête en dénonçant ceux qui se la cachent. En période de crise économique il faut précipiter la haine loin du pouvoir.

Notre politicien législateur se moque bien de l'éducation...


Pour éduquer il faut au moins envisager le point de vue de l'autre.
Passons deux secondes à l'intérieur de la burqa :

Le monde est réduit à bien peu de chose. Il y a peu d'espace pour exprimer sa personne à partir de là. Mais si on est attentif, il y a moyen de s'évader...

Suis-je vraiment enfermé(e) sous la burqa ? Y a-t-il ma tête sous la burqa ou bien y a-t-il des sensations, des pensées dans un espace vide et infini ? Car qu'est-ce qui regarde à travers ce grillage ? N'y a-t-il pas en tourant son regard vers l'intérieur de ce qui regarde la découverte possible d'une absence de cloture ? Celle-ci est comme un rien qui regarde, c'est une ouverture où se déploie l'espace du visible mais n'est-elle pas un espace bien plus vaste que la burqa ?

N'est-ce cet espace vaste qui est la racine profonde de la liberté ? N'est-ce pas cet espace de conscience commun à tout être humain qui confère une égale dignité par delà toutes les apparences religieuses, culturelles, de couleur de peau, etc.

La conscience en amont de la personne enfermée sous la burqa et qui lui permet son rapport au monde n'est-elle pas libre de tout enfermement vestimentaire, idéologique, émotionnel ? Mais notre politicien législateur a-t-il une idée aussi claire de l'égalité et de la liberté ? Ne se moque-t-il pas au fond de la fraternité universelle ?

Au fait où est le problème alors sinon pour celui qui regarde la femme recouverte d'une burqa ?
D'ailleurs notre apparence n'est-elle pas un problème d'abord pour l'autre ? Notre apparence n'est-elle pas toujours le reflet des autres qui nous la renvoie ?

Le législateur doit-il punir celle qui porte la burqa ? Si cette personne a accepté les apparences dictées par son entourage, n'est-ce pas cet entourage qu'il faudrait punir ? Une punition a-t-elle un sens si elle n'est pas d'abord et avant tout éducative ? Une amende ne va-t-elle pas plutôt radicaliser ces personnes dans l'identification à leurs apparences ? Quelle mesure éducative aura-t-il notre politicien législateur le courage d'imposer à toutes ces personnes ?

A vrai dire le politicien législateur est-il lui-même capable de voir à partir de l'espace de conscience qui en l'autre et en soi transcende l'intérêt sexuel, c'est-à-dire a la liberté d'intérioriser l'énergie sexuelle pour ne plus en affecter la relation ? Quel est son sens profond de l'égalité, de la liberté et de la fraternité ?

Ce genre de fresque qui se trouve sous les yeux de bouddhistes qui ont fait voeux de vivre en moine montre qu'une telle culture doit être possible... La conscience libérée des apparences ne transcende-t-elle pas le trouble sexuel ? Cette énergie que meut la présence féminine sur cette représentation ne semble-t-elle pas devenir une énergie qui nourrit davantage la liberté, l'égalité et l'amour fraternel ?
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