lundi 8 décembre 2008

L'HORREUR MISE A NUE.


Plus nous deviendrons conscients, plus l'horreur de la situation deviendra patente.

Et l'horreur est partout. Les tyrannies les plus sourdes sont à l'oeuvre aujourd'hui. On nous fait absorber les pires choses pour l'équilibre du corps humain. Par la nourriture, par nos meubles, nos peintures, par nos stylo-feutres et même par nos ordinateurs et les jouets de nos enfants... On ne détruit plus ouvertement comme le faisaient les nazis par extermination rapide et sans douleur au nom d'une idéologie inhumaine mais on nous tue à petit feu, car il n'y a pas de petits profits. On rend des gens consentants pour fabriquer cette horreur à vile prix et sans coeur à l'ouvrage. On suscite le désir de ces choses qui font cette horreur à grand renfort de propagandes et on n'a aucun complexe à les vendre. Et on arrache les forêts, on détruits les espèces vivantes, on liquide les écosystèmes, etc. Dans les folies nihilistes nazies, il y avait l'impulsion de mener jusqu'au bout l'extermination des sous-races y compris la race allemande quand elle s'avèra inférieure à la race slave. Aujourd'hui tout le monde y va de son petit couplet écolo mais pour justifier untel une centrale nucléaire, untel une batterie polluante d'un moteur électrique, untel pour vendre un produit certifié bio mais fabriqué sans âme, etc.

Les nazis ont souvent recyclé les gangsters, les petites frappes à leur service. Notre économie fait de même : les marchands d'armes, de drogues, de tripots et de prostitutions diverses nourrissent les circuits financiers.

Et les plus conscients sont encore à nous parler des bienfaits de la monnaie, à confondre ainsi l'être et l'avoir. Ils nous parlent d'évolution mais il faut financer leur empire commercial. au service d'un changement de culture. Au final , comme le suggère Satprem dans ses Carnets d'Apocalypse, ils ne proposent qu'un monde dont on arrondirait les angles.

D'autres moins spirituels veulent tout faire sauter ; ils se demandent ce qu'on attend pour foutre le feu. Mais ils ne voient pas qu'ils ne feront qu'une nouvelle variété de l'horreur comme ces Chavez avec leur stade d'êtres humains reniant toute poésie... Ils ne créent pas, ils n'évoluent pas : ce sont les apôtres des idéologies, de la vieille forteresse mentale qui est source de toute l'horreur.

Plus nous serons conscients, plus nous saurons que l'horreur la plus horrible est l'ignorance.

Avec quelle lumière voyons-nous toute cette horreur sinon avec cette joie et cette lumière qui ne demande qu'à être. Dire l'horreur n'est pas sombrer dans le cynisme qui en fait partie. C'est lancer à un appel à la lumière et la joie qui font pression pour secrètement descendre en nous pour la balayer de devant nos âmes, de dedans nos corps, etc. Dire l'horreur, ce n'est pas démissionner devant un Adversaire à qui appartiendrait ce monde perdu d'avance, c'est avant tout renoncer à tous nos moyens qui ont mis en place cette crise évolutive, c'est s'abandonner de plus en plus silencieux à la solution d'une conscience plus vaste qui travaille à travers nous pour s'incarner ici.

Il ne s'agit plus d'avoir jusqu'à en crever de peur de ne plus rien avoir. Il s'agit juste d'avoir ce qu'il faut au service de l'être à venir. Il ne s'agit plus de chercher une solution mentale par on ne sait quelle pensée intégrale, il ne s'agit même plus d'une solution spirituelle adoucissant les moeurs humaines, il s'agit de mettre le collectif progressivement au service de ceux qui radicalement entreprendront ou entreprennent vraiment le saut vers une nouvelle espèce qui manifestera toute la puissance de cela qui fait être, de ce "Tu es cela" qu'il nous faut devenir.

Imaginons un monde centré sur l'évolution consciente de la conscience. Toutes nos activités actuelles seraient vécues seulement dans la mesure où elles contribuent à une évolution consciente de la conscience. Nous voudrions donner toute notre énergie pour aider ceux qui seraient les plus avancés à oeuvrer y compris sur nos corps afin d'y élever la conscience. Rien ne serait plus simple : nous chercherions à servir la conscience et nous renoncerions à accumuler quoi que ce soit, y compris, des informations mentales qui l'engluent dans la croyance à la vieille espèce.

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